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À Cléville, en Seine-Maritime, l’agriculture circulaire a toute sa place !

1 Déc. 2021

Chaussez vos bottes, nous vous emmenons au cœur du pays de Caux sur les terres d’Arnaud, un des deux associés de la SCEA des Paysans qui produit, entre autres, des carottes, des panais, des potimarrons et des topinambours tous labellisés HVE3 avec la volonté d’adapter les pratiques culturales paysannes à de vastes exploitations agricoles.

Viser les compatibilités

Ramassage des carottes à la SCEA des Paysans à Cléville en Seine-Maritime, où Arnaud cultive, entre autres, des légumes qu'il fertilise avec les lisiers et les fumiers de ses propres cochons élevés dans le respect du bien-être animal

Arnaud et son associé mettent la réflexion au cœur de leurs pratiques. Pour commencer, ils optimisent le matériel en choisissant des cultures pour lesquelles ils peuvent utiliser le même équipement. En s’épargnant ainsi des investissements hasardeux, les deux associés peuvent produire des « légumes d’appel » (comme le topinambour qui est un légume de niche) sans prendre de risque financier pour leur exploitation. Arnaud parle « d’intensifier le système plutôt que chercher à s’étendre sur la plus grande surface possible. »

« Arnaud est un partenaire indispensable car il propose une gamme hyper locale en totale adéquation avec les attentes de nos clients en distribution comme en restauration »

Sandrine Chasseigne – Acheteuse chez Rodafruits

Maximiser les synergies

Mais la vraie force de cette SCEA (société civile d’exploitation agricole), c’est de transcender la compatibilité et de rechercher la synergie. En effet, les vastes cultures ( les fermes cumulent à elles deux 340 ha) demandent des fertilisants… Pas de problème pour Arnaud et son associé qui élèvent des cochons (qui bénéficient de verrières et d’une faible densité de cochons au mètre carré) et fertilisent leur exploitation avec les fumiers et les lisiers des bêtes qui sont nourries avec les céréales produites dans leurs propre champs.  La synergie va plus loin puisqu’ils pratiquent également la méthanisation grâce à laquelle ils produisent de l’électricité, du gaz et de quoi chauffer les cochons. En valorisant les déchets, ils bouclent la boucle de l’autonomie paysanne telle qu’elle existait avant le plan Marshal. Pour Sandrine Chasseigne, notre acheteuse chez Rodafruits « Arnaud est un partenaire indispensable car il propose une gamme hyper locale en totale adéquation avec les attentes de nos clients en distribution comme en restauration »   

Penser local

Arnaud résume ainsi sa démarche : « Je sais que l’agriculture engendre des désagréments pour les voisins. Ce que je veux, c’est qu’en plus des désagréments, mes voisins puissent profiter des retombées positives de mon exploitation agricole ». Cet engagement va très loin puisqu’Arnaud ne recrute que des employés ( entre 35 et 40 personnes à l’exploitation et au conditionnement ) qui vivent à moins de 30 km de la ferme. Pour couronner le tout, Arnaud mise sur le commerce local avec 60% de sa production distribuée en Normandie et le reste en national. Il crée ainsi une économie circulaire, équilibrée et vertueuse qui génère des denrées de qualité et des richesses qui restent sur son territoire. 

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